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Une petite famille dans un grand camping car

Flower

Archive for the ‘En balade’ Category

Le tuyau

Nous découvrons à Brasov une excellente pâtisserie dont nous renonçons à retenir le nom roumain. Il s’agit d’un tuyau de pâte sucrée. Nous l’appellerons dorénavant « un tuyaux » et en mangerons autant que possible. A noter qu’un tuyau coûte entre 8 et 10 RON (CHF 2.- à 2.50)  et nourrit la famille.

Images du monde

Comme ça, tu croyais que nous n’avions plus rien à dire ?

Bon, il faut bien l’admettre, une montagne de linge sale, un camping car crasseux et en lambeaux, les premières factures qui t’accueillent dans ta boite aux lettres, ça fout un sacré coup au rêve ! Mais non, c’est pas parce que ça fait deux jours que je suis à quatre pattes dans Hedwige à nettoyer tout ce qui peut l’être et que Katja lave et range, range, range, les innombrables sacs bordel accumulé que nous n’en avons plus sous le pied !

Voici donc pour commencer une petite rétrospective en images, sans queue ni tête.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Bulgarie n’a pas retenu mon coeur. Nous avons pourtant visité à Balçik les jardins conçus et habités par la Reine Marie de Roumanie. On y perçoit rapidement, malgré les hordes de touristes, la plénitude du lieu et la fierté que devait ressentir cette Dame à y convier quelques amis …

A Shumen, toujours en Bulgarie, il y a ce mémorial totalement démesuré que le gouvernement à érigé en 1981 pour le 1300 ème anniversaire de la création de l’Empire Bulgare. On y sens évidemment aussi pas mal une certaine culture soviétique … le machin est hallucinant.

Dans un tout autre style, en Roumanie cette fois, à Curtea de Arges, il y a un monastère dont l’église te laisse simplement sans voix. Il est évidemment interdit d’en photographier les fresques intérieures, mais crois-moi, c’est au moins aussi beau que l’extérieur. Pour couronner le tout, le  monastère lui-même qu’on aperçoit au second plan dans le verdure est de toute beauté aussi.

Et parfois le hasard fait qu’on suit un panneau indiquant un monastère. Ici. à Horezu, outre prier beaucoup j’imagine, les religieuses cultivent des rosiers, et elles le font plutôt bien ! C’est simplement superbe.

En parlant de détour. ce fut probablement le plus improbable de notre voyage. Targu Jiu ne se trouvait pas du tout sur notre route, mais Katja aime Brancusi, et Targu Jiu voue une sorte de culte à ce sculpteur. Ce qui est génial en Roumanie, c’est que parquer Hedwige au pied de la « Colonne sans fin » et d’y passer la nuit, ça ne pose aucun problème.

Katja en a parlé il y a quelques temps déjà, mais je ne résiste pas à l’envie de publier une autre image de cette « bonbonnière » qu’est le magnifique château de Peles, niché au coeur des Carpates.

Et puis en Roumanie, on a aussi appris que c’est les moines qui avaient inventé la bande dessinée. Les églises orthodoxes sont en général couvertes de fresques racontant des épisodes de la Bible, avec une forte propension pour le jugement dernier. Le plus bel exemple que nous ayons vu se trouve dans le monastère de Voronet. Si à l’extérieur on trouve l’inévitable jugement dernier (et celui-là est particulièrement réussi, il faut bien l’admettre), à l’intérieur, les fresques représentent pour beaucoup comment les Saints se sont fait torturer, décapiter, brûler, démembrer, noyer, et j’en passe, par les Ottomans. Ça ne dénoterait pas dans un salon de le BD.

Les Bisericas de Lemn, ou églises en bois. Il y en a tellement que même superbes, il faut bien admettre qu’on fini par se lasser. En voici une.

Satu Mare est une ville de l’extrême nord ouest de la Roumanie. Elle regorge de belles choses à voir mais nous en avons retenu deux, et pas forcément celles que les guides proposent !

Ci-dessous, l’hôtel Dacia, de style Sécession viennoise, est absolument superbe. Mais jette un oeil attentif : il est totalement délabré et tombe malheureusement en ruine

Non loin de là, il y a un autre hôtel, de police celui-là, et qui date de l’ère Securitate. Sa taille impressionne pour une ville d’à peine plus de 100’000 habitants. Il est pourtant lui en parfait état …

Et pour terminer, le coup de coeur absolu. Le Lyceum de Eger. Nous sommes monté si haut en Hongrie pour visiter un minaret, la plus septentrionale des constructions ottomanes en Europe.. En fait, le minaret était assez miteux, mais nous y avons visité le bibliothèque du Lyceum et je dois dire, on se sent plus intelligent rien qu’en regardant les rayonnages !

 

La boucle

Voilà.

Quelques 17’500 kilomètres après ce billet, Hedwige et ses occupants sont de retour dans leur fief de Cossonay.

Je dois avouer que la dernière étape à été en ce qui me concerne, parcourue avec pas mal de tristesse. Une telle expérience devrait pouvoir durer beaucoup plus longtemps.

Heureusement, les amis étaient au rendez-vous et l’accueil magnifique, merci à vous tous qui êtes venus nous montrer que cet instant n’était pas que la fin de quelque chose mais aussi les retrouvailles avec ceux qui nous ont manqués.

Mais rentrer, c’est aussi retrouver quelques « détails » de confort dont nous avions, il faut bien l’admettre, aussi un « l’ennui » !

La taille de notre logis nous laisse par exemple songeurs : nous serions tentés de tous vivre dans la seule cuisine, dans laquelle Hedwige tiendrait sans problème …

L’eau qui coule du robinet n’est pas seulement abondante, mais également potable. Incroyable non ?

Il y a aussi ce réfrigérateur immense, qui, après le transfert du contenu de celui d’Hedwige, semble totalement vide.

Il y a encore ces chambres, avec des portes qui ferment … c’est une intimté qui nous avait parfois, comment dire, manqué ?

Bref, je ne doute pas une seconde que tous ces luxes seront redevenus normaux d’ici très peu de temps, mais pour l’instant, je savoure !

Je laisserai le mot de la fin à Virgile qui ce soir, au moment d’aller se coucher, nous a dit « je dors en haut, moi », ce qui, au cours des derniers mois signifiait qu’il voulait dormir dans la capucine … il a fallut qu’il déchante, c’est seul dans sa chambre qu’il dort !

 

En bref…

Rendez-vous : ce soir dès 17h00
Lieu : Bois du Sepey, Cossonay
Particularités : peu de places de parc, venez groupés ou à pied 🙂
Matériel à disposition : un grill et un apéro
A prendre : des chaises de camping et une petite table si vous en disposez, sans oublier votre viande / salades si vous ne craignez pas le souper en pleine forêt helvétique

Pour une heure ou une soirée, on se réjouit de vous revoir ce soir,

Môooooa !

Diego ayant eu son “heure de gloire”, à mon tour d’avoir la mienne, plus modestement toutefois : elle ne s’illustre d’ailleurs pas par une photo puisqu’on ne peut pas montrer “rien”, justement. Elle se résume en revanche en une seule phrase : voilà une année que j’ai arrêté de fumer ! Et je l’admets, je ne suis pas peu fière de ces 365 jours, bien que je doive admettre que grand est encore le risque de rechute : je ne serai jamais une non-fumeuse, toujours je resterai une ex-fumeuse.

Et en ce jour de fête nationale, deux choses encore.

La première concerne une petite réflexion sur la “panosse”.

Existe-t-il un autre mot qui résumerait mieux le fait que la langue française n’est pas identique dans tous les pays francophones ? En effet, pour nos voisins français ou pour les Québecois, ce terme ne signifie rien, tandis que l’Helvète comprend “nettoyage”. Ou “drapeau”, en jargon militaire : “hisser la panosse” occupe nos jeunes citoyens de nombreuses fois durant les mois obligatoirement mis au service de Mère Patrie.

Si le terme n’est pas le même sous d’autres cieux, je constate que l’amour du drapeau est présent partout, la “panosse” atteignant parfois des tailles vertigineuses :

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en Turquie,

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en Roumanie

et même dans le coffre d’Hedwige, dont Diego a un jour, et à ma plus grande surprise, sorti une “panosse”, arborant ainsi fièrement les couleurs de notre petit pays; l’expérience est restée unique, les gens autour de nous pensant qu’il s’agissait du point sanitaire de la plage (côte méditerranéenne de la Turquie) !

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D’ailleurs, on était tellement suisse, ce jour-là, qu’on a hissé le drapeau et fait la lessive en même temps !

Cela dit, au cours de notre périple, j’ai constaté que seul le Turc aime son drapeau au point de le mettre au balcon de son appartement, sur la porte de son garage, sur la portière de sa voiture ! A moins que vous ne fassiez partie des Suisses qui ont un drapeau dans leur jardin ! Tenez, comment marquerez-vous le jour de notre fête nationale ?

La seconde est plus “prosaïque” : puisque j’ai décidé d’arrêter de fumer il y a une année, voici venu le moment de décider de perdre ce surplus conséquent de “surface caressable” devenue mienne depuis lors. Qui se joint à cette résolution ?

Pourquoi ?

Pourquoi mes enfants sont-ils toujours les seuls à devoir inlassablement vérifier que

a) l’eau mouille,

b) qu’ils courent moins vite que les jets, et

c) qu’ ils vont se faire engueuler quand ils vont revenir trempés de leurs jeux ?

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A Pecs (extrême sud de la Hongrie), plusieurs couples sans enfant ont souri en voyant Maxence, Clovis et Virgile jouer au milieu des jets,, les mères de famille beaucoup plus rarement…

La question qui tue…

La journée s’annonçait chargée. En effet, il s’agissait de visiter

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le château baroque de Keszthely (ouest de la Hongrie, à proximité immédiate du lac de Balaton) et

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de bon nombre de ses pièces, richement décorées,

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le musée des calèches,

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l’exposition de la chasse et, finalement

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l’exposition des maquettes de train, laquelle a fait briller les yeux de Clovis et Virgile en particulier.

En sortant, Maxence et Clovis m’ont regardée, plein d’entrain, et m’ont demandé “bon, et maintenant, on fait quoi ?” “Rien, mes chéris, rien du tout, je suis crevée !” fut ma réponse.

Pour vivre heureux, vivons cachés !

Une lectrice assidue de notre blog, Freudette, a émis l’hypothèse selon laquelle nous n’aurions jamais quitté nos pénates et que nous serions toujours en Helvétie. Elle a (presque) raison : voilà cinq mois que nous vivons cachés… dans les grottes de “Vallorbe” ! Vous les trouverez aussi à Lillafüred, nord de la Hongrie, dans le “Bükki Nemzeti Park” (parc national) :

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Un conseil : n’y allez pas, Vallorbe, c’est mieux ! Et on se passe allègrement de la visite guidée.. en hongrois exclusivement ! Si vous en avez les moyens, préférez une halte à Tokaj et ses caves…

Découvrir

Voyager est un excellent moyen pour découvrir de nouvelles cultures, pour rencontrer d’autres personnes, pour réfléchir au sujet d’autres religions, pour voir des paysages magnifiques, pour gouter des saveurs inconnues, pour sortir des sentiers battus..

Voyager est aussi un excellent moyen pour apprendre à mieux connaitre ses compagnons de route.

Ainsi, au cours des 14’000 km parcourus à ce jour, j’ai découvert que

Diego s’irrite lorsque nos verres à eau sont dépareillés, qu’il peut être une véritable pipelette de camping, qu’il vide, imperturbable, la cassette des toilettes jour après jour, sans rechigner et qu’il bricole même dans les situations qui semblent perdues : Diego, merci à toi pour ce travail ingrat mais tellement indispensable à la vie en camping-car, merci de nous dépanner au fil des kilomètres !

Maxence déteste viscéralement la contrainte liée aux devoirs et se passionne pour la géo-politique, capable de retenir les religions, les capitales, les monnaies, les noms des villes, les événements majeurs d’un pays : bravo, Maxence, pour cet enthousiasme et cette ouverture d’esprit, elle me fait plaisir !

Clovis nécessite à lui seul une pharmacie complète, chaque petite égratignure devant être “soignée” et qu’il est capable d’entrer dans un restaurant inconnu et de demander, en turc, “hesap lütfen !” : bravo, Clovis, d’avoir ce courage face à une langue inconnue et à des endroits totalement nouveaux !

Virgile utilise chaque minute d’inattention pour faire une bêtise, qu’il nie avoir commise avec un aplomb de bon aloi pour exercer une certaine profession et qu’il s’adapte à tous les changements de rythme sans discuter : merci, petit homme, pour cette souplesse !

Une chose est certaine : nous sommes tous très beaux (dans les limites d’une garde-robe de camping-car) quand nous allons écouter  une opérette à Eger (nord de la Hongrie), Lili Barono :

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L’achat des billets pour cette opérette relève un peu du hasard, vous savez, ces hasards heureux dont on garde un excellent souvenir. En effet, alors que nous visitions le “lyceum”, nous avons assisté à un petit bout de répétition :

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Le cadre, en plein air, nous a semblé agréable, la musique entraînante et le prix modeste (Fr. 16.- pour les meilleures places) : il n’en fallait pas davantage pour nous décider à nous cultiver un peu musicalement parlant.

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L’intrigue est simple : le noble se fait passer pour un serviteur, il tombe amoureux de la baronne, Lili, laquelle le rejette lorsqu’elle apprend qu’il est (prétendument) fiancé à une autre, Clarisse. Fort heureusement, l’amour triomphe et tout est bien qui finit bien !

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A bientôt pour les derniers récits de ce voyage !

L’art de gagner du temps

Depuis notre départ, le 1er mars, nous avons dormi – toujours dans Hedwige – dans les endroits les plus incongrus, parfois magnifiques, parfois un peu… “moches-tristes-glauques-sales” (à choix ou cumulés) : sous un pont (Italie), sur le parking d’une station essence (Croatie), sur un parking de bus (Monténégro), à côté d’une gravière (Albanie), dans un camping (Grèce), sur la place du village au bord de la mer noire (Turquie) :

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Mais jamais encore, à ce jour, sur un “parking de poubelles en construction” : c’est maintenant chose faite. Notre dernière nuit en Roumanie, nous l’avons passée à Oradea (au demeurant une fort jolie ville) et avons été réveillé – à sept heures – par les employés de la voirie, occupés à assembler les poubelles, grâce auxquelles les citoyens de cette ville pourront dorénavant trier leurs déchets.

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Je suis donc ravie de savoir que les montagnes de poubelles vues dans certains endroits du pays ne seront plus qu’un mauvais souvenir. Reste à éduquer les gens ! Et merci à Clovis pour les photos, prises par ses soins.

Nous nous sommes ensuite mis en route, dans le but d’atteindre la Hongrie, Debrecen pour être plus précise. Nous sommes arrivés à la douane à 11h15 et avons terminé les formalités à… 10h20. Pratique, non ? Ou “de l’art de gagner du temps en changeant de pays” !