Clovis : F
Réponse au défi de la semaiine passée : le sac de sucre est plus lourd que moi. Le sac sur la photo pèse 25 kg ! Je me demande pourquoi les gens ont besoin de tellement de sucre !
Aujourd’hui, on a enlevé les pneus de derrière de notre camping car pour les mettre à l’avant et on a mis ceux de devant derrière. Ona fait ça parce que les pneus de derrière étaient trop usés et comme ça on usera les quatre.
Mon nouveau défi : j’ai visité une ville sous-terraine où j’ai vu ça. Vous pensez que ça sert à quoi ? Je vous donne un indice : ce n’est pas un fromage.
Les mille et une marches
La réponse à mon défi de la semaine passée : je suis en habit traditonnel kurde. Le turban que je porte est un cadeau que m’a fait un patriarche kurde qu nous a invité à manger. Ma mère en a parlé dans un de ses billets. J’ai été très honoré de recevoir ce cadeau.
Mon nouveau défi : dans quels pays y a-t-il des Kurdes ?
Ce matin, sept heures. Je me révelle et je dois vite me préparer pour faire l’ouverture de la vallée d’Ihlara (en Cappadoce). Huit heures, on achète les premiers billets de la journée. On a choisi de partir très tôt le matin pour être avant les touristes et les Turques. Misson réussie. On se lance dans les mille et une marche d’escalier qu’il faut descendre – puis remonter au retour – pour attendre le fond de cette vallée où se trouvent les églises creusées dans la roche par les moines chrétiens qu habitaient là il y a environs mlle ans.
C’état très très bien et je n’a pas regretté de me lever si tôt un samedi !
A bientôt pour la suite.
Le calumet…
Les Indiens ont, semble-t-il, toujours fumé le calumet de la paix assis en tailleur et en cercle; les importantes négociations, commerciales ou politiques, se passent autour d’une table circulaire et lorsqu’un groupe, quel qu’il soit, est confronté à un problème, il est de bon ton d’organiser une « table ronde ».
Ces pratiques vont toutefois cesser prochainement, comme en atteste la photo suivante :
Elle montre deux familles que tout sépare, du moins en apparence, en train de communiquer avec l’aide de google translator, l’une pensant en kurde et rédigeant en turc, l’autre en français.
Sans cette aide, jamais nous n’aurions pu passer une telle soirée, au cours de laquelle, grâce à la technologie, nous avons pu parler de nos familles respectives, de religion, de langues, de métiers, de projets d’avenir.
Mais il faut bien l’admettre, la connexion internet aurait été inutile s’il n’y avait eu, à la base, la générosité de Ahmet, ses neuf enfants, leurs conjoints, ses petits- enfants, qui nous ont ouvert la porte de leur maison, pour nous inviter à partager avec eux un repas qui restera pour moi inoubliable.
Moralité, si, pour votre prochaine séance de boulot, la table est rectangulaire, ne flippez pas tout de suite, on peut réussir une rencontre même lorsqu’il n’y a pas de table du tout et juste un ordinateur, si et dans la mesure où celui-ci permet de traduire un langage universel, celui du coeur.
Et puis il y a Moa !
Est-ce que nous avons été présentés ?
J’ai reçu plusieurs mails m’informant que, conséquence de ma qualité de photographe officiel de la famille Marin, ce blog manque cruellement de photos de Moa. En conséquence et pour y pallier, j’ai donc unanimement pris la décision de publier un petit billet autocentré.
J’aurai ainsi réhabilité, par le présent message, la vérité : oui, je suis bien, Moa aussi, du voyage !
Tout commence à Amasya, où par inadvertance, j’ai pris une photo de Moa.
Me trouvant assez positivement photogénique, j’ai renouvelé l’expérience lors de mes rencontres inédites, en particulier avec les puissants de ce monde.
Une rencontre impromptue avec Poppeye
Une autre avec Mustafa Kemal, dit Atatürk et ses amis
Là, j’avais un peu le sentiment de tenir la chandelle, j’ai donc laissé les amoureux en paix.
Faute d’avoir pu virer le Prince pour conter fleurette à la belle, j’ai pris sur moi de chercher une conquête à ma mesure.
Toute guerrière qu’était cette dernière, elle ne survécu pas aux semonces de Katja … ce fut donc une courte histoire.
Je partis donc à la rencontre des rois anciens.
Moa et (le tombeau d’) Antioche à Nemrut
Puis un matin, abandonnant toute modestie, j’allai à le rencontre du Soleil, lequel se leva après Moa.
Voilà qui, je l’espère, contentera mes fans … en toute modestie
Les plaisirs simples
Une chose que l’on remarque en se promenant dans les villes et villages de Turquie, c’est les barbus.
Non, je ne parle pas des barbus sans moustache, vêtus de leurs longs manteaux et enturbannés de noir. Je parle du barbu « laïc », portant barbichette pointue ou barbe de trois jours. Ce barbu « par goût esthétique », même si pas spécialement plus fréquent qu’en Suisse, a une spécificité que le barbu suisse n’a pas souvent.
Qu’elle soit courte ou longue, qu’elle soit tondue ou taillée, qu’elle soit grise ou noire, elle est toujours parfaitement entretenue, les joues sont lisses, le cou bien dessiné, le contour est complexe et bien marqué.
Mais pourquoi donc ?
Parce que le Turc a la chance de disposer d’un corps de métier qui n’existe pas (plus ?) chez nous : le barbier.
C’est un plaisir que seul un barbu peu comprendre : s’installer sur un fauteuil, poser sa tête contre le repose nuque, et attendre, une serviette sur les genoux, que la cérémonie commence.
Il chauffe l’eau, il pose une nouvelle lame sur le porte lame, il fait mousser le savon avec le blaireau et vogue !
Le service minimum consiste à redessiner les contours et à rasez joues et cou. Il se termine par l’inévitable aspersion d’eau de Cologne et coûte dans les 5 LT (CHF 2.50)
Le grand service coûte environ le double, mais pour ce prix, on a tondeuse, shampoing, taille de la moustache, nez au ciseau fin et oreilles au briquet (si si, au bic, ça surprend la première fois, mais c’est simple et efficace). On termine généralement par un petit massage de la nuque énergique mais agréable.
Voilà un service qui me manquera au plus haut point quand je serai de retour, la rasage par un professionnel, y a pas à dire, on fait pas mieux !
Maxence : tôt ou tard, on y va !
Nemrut Dagi
C’est une colline artificielle, faite de pierres, au milieu de laquelle est enterré un empereur, Antioche. Les meilleurs moments pour visiter sont la tombée de la nuit et le lever du soleil. On y est allé carrément deux fois; la première fois, en fin d’après-midi, facile ! Mais se réveiller à 4h30 pour voir le soleil se lever à 5h18, on fait moins les malins ! Et quand on monte le matin, on peut voir notamment ça :
Si jamais, le Nemrut, c’est très au nord-est de Gaziantep.
Urfa
C’est une grande ville, où il y a beaucoup de touristes turcs et des pèlerins, connue pour ses carpes saintes. On a croisé le Président de Turquie et je vous en donne deux versions :
Première version : le Président nous a rejoints (ça, c’est classe, hein !).
Deuxième version (plus proche de la vérité) : il y avait plein de gens attroupés dans le jardin de la ville, on a attendu avec eux et on a dû demander qui était ce personnage. Il y avait des militaires sur les toits, des flics tous les 10 mètres et plein de gardes du corps en costard – oreillette – lunettes noires.
Défis :
a) Réponse : bravo à KevinE, c’est une espèce de crêpe, fourrée au poulet en général et à la salade; c’est très bon. La crêpe n’est pas dure, “AneAne” !
b) Réponse à Timothé, sans tricher, je dis qu’il y a 900 habitants à Gollion. Alors, j’ai faux ou j’ai faux ?
c) Celui de la semaine : sur la photo, je porte l’habit traditionnel masculin d’un peuple, duquel s’agit-il ?
A bientôt pour la suite.
Clovis : E
Bonjour Mathéo,
Je réponds à ton défi sans avoir demandé l’aide de google : je pense qu’il y a 14 lacs en Suisse. Tu me donnes la bonne réponse bientôt ?
Bonjour tout le monde,
Le nouveau défi : j’ai été photographié à côté d’un sac de sucre, dans une Migros en Turquie. Question : qui est le plus lourd, moi ou le paquet de sucre ?
Urfa (sud-est de la Turquie) : j’y étais quand le Président de Turquie a passé,
Ce soir, on s’est arrêté dans un bled paumé, à côté d’une rivière, où il y a trois gros chiens blancs. Ca va être insupportable s’ils aboient cette nuit !
A bientôt,
Loin des circuits touristiques…
Tu m’as d’abord observée avec un brin de méfiance, sans hostilité pourtant; après quelques minutes, tu as commencé à souffler les réponses à tes filles et tes nièces puis à rire franchement de mes imitations : j’ai ainsi été tour à tour un singe, un pingouin, un cheval et un soleil, autant de dessins se trouvant sur les petites pierres que j’avais dans ma poche*.
Lorsque j’ai voulu faire une photo en souvenir de ces instants de rire, tu as immédiatement accepté que les cinq filles posent en ma compagnie.
En revanche et malgré mon insistance, tu n’as jamais accepté d’être prise en photo : par un geste éloquent, tu m’as montré tes cheveux, tes habits; tu estimais être trop mal coiffée, trop mal habillée. Peut-être. Certainement.
Mais c’est ton visage que j’aurais voulu immortaliser, celui de la Turquie loin, très loin des circuits touristiques et des guides de voyage : “l’église-devenue-mosquée-redevenue-église-puis-musée-puis-mosquée” de la ville de Kars** ne figurera jamais sur le programme des excursions des grands hôtels bordant la Méditerranée.
Les visages des filles sont ceux de la Turquie de demain, le tien celui de la Turquie d’aujourd’hui. Et cette Turquie, elle a accepté que s’arrête pour la nuit, en bas de chez elle, juste sous sa fenêtre, un camping-car étranger. Je ne saurai jamais ce que tu es devenue, je ne reviendrai jamais dans ton quartier, dans ta ville mais j’espère du fond du coeur que tes espoirs de mère et de femme se réaliseront.
* Le lecteur helvétique aura reconnu les animanca de la Migros, qui se trouvent maintenant dans la poche de différents enfants de Turquie
** Pour qui s’intéresse à la géographie, Kars se trouve à environ 60 km de l’Arménie et à 150 km de la Géorgie
Dans le désordre et tout en hauteur
Je me suis autoproclamé illustrateur de ce blog, voici donc quelques images d’altitude de circonstance.
Le col de Kop, entre Bayburt et Erzurum, 2300 mètres d’altitude, nous offrait un bel aperçu de ce que sont les petites montagnes de l’est turc.
Quelques cols plus loin, entre Kars et Tuzluca, nous avons abordé une autre réalité turque inconnue de nous : près de 200 km de route, quasiment en ligne droite et sans jamais descendre en dessous de 2000 mètres d’alttude.
Même si de très mauvaise facture, ces deux photos montrent vu du Nord puis du sud le but que je m’étais arbitrairement fixé pour ce voyage : Agri Dagi en turque, le mont Ararat.
Finalement, près de Dogubayazit, point de plus oriental de notre parcours (nous sommes en effet techniquement parlant sur le chemin du retour …), en voyant cette plaine désolée, Katja et moi avons simultanément pensé au Capitaine Zangra dans son fort de Bellonzio.
Clovis : D
La réponse au défi : il s’agit d’une place de jeux pour adultes, Qui devraient faire un peu de sport… Ma mère pense que c’est une bonne idée, ces machines; moi, je trouve qu’elles sont trop grandes ou que mes jambes sont encore trop petites pour pouvoir utiliser tous les engins. Enfin, parait que je vais bien finir par grandir ! Mais vous croyez vraiment que je vais aussi finir par grossir au point d’avoir besoin de ces exercices ?
Faut que je vous raconte : mes parents sont fous ! Il y a quelques jours, ils nous ont réveillés à 5 heures et demie du matin ! On est parti à 6 heures et demi, tout ça pour grimper durant 45 minutes. Pour faire quoi ? Visiter un monastère, appelé “Sumela”, pas très loin de Trabzon (au bord de la mer noire).. Arrivé en haut de la montagne à 7 heures et des poussières, on a vu les heures d’ouverture…
Heureusement, la vue était super, il faisait grand beau et on a joué avec mes frères : on a décidé, après un conseil de famille, qu’on attendrait l’ouverture. Vous auriez vu la tête des gardiens quand ils ont constaté qu’ils n’étaient pas les premiers en haut de la montagne, trop drôle ! Ma tête à moi, elle donnait ça par une des fenêtres du monastère; ma mère me trouve l’air bien coquin :
Aujourd’hui, dommage, il pleut et je n’ai pas d’autres trucs à raconter ! Mais je me réjouis de vous lire quand même, ça me ferait plaisir que vous me racontiez un peu ce qui vous arrive à vous aussi. J’aurais aussi très envie d’avoir des nouvelles de mes copains de classe.
Selon “Ane Ane” (ça veut dire “grand-mère” en turc et il faut prononcer “ané ané”), il y a plein de gens qui aiment lire nos textes, je tâcherai donc de faire mieux la prochaine fois.
Bises et à bientôt,










